Une région encore en devenir

Avant de débuter mes capsules je voudrais attirer votre attention sur les évènements géologiques, archéologiques et historiques qui se sont succédés dans notre belle région depuis sa formation géologique il y a des milliards d’années. 

La plupart des événements cités de la période paléo-géologique jusqu’en 1915 sont décrits dans le livre  récemment paru de l’auteur  Jacques Pelletier, «Le toponyme Chicoutimi, une histoire inachevée», publié par les Éditions Ichkotimi, 328 pages, format 8½ x 11, dont  185 pages d’illustrations en couleur.                                                                                                                                                                                             

Période paléo-géologique

La formation géologique de la région

Note:  – 1 Ga signifie il y a un milliard d’années et  – 1 Ma signifie il y a un million d’années

-1,5 Ga    La Province de Grenville. Parmi les premiers territoires qui ont émergé, on retrouve la province de Grenville dont fait partie la région du Saguenay. Cette partie de continent se situait alors à l’équateur. (voir référence 1a en bas de page)

-1,0 Ga   La dérive des continents contribue à la formation des monts Grenville. Ce sont des montagnes plus hautes que l’Himalaya. Les Laurentides et les monts Valins en sont les bases. (1b)

– 450 Ma  Monts Grenville. Au Saguenay, vous pouvez constater que c’est une région encastrée où on note la présence d’un mur  » nord  » et d’un mur  » sud « , bien visible à quelques 20 Km au nord et au sud de Chicoutimi. Entre ces deux limites, il s’est produit un effondrement il y a 450 Ma, créant ainsi une fosse de quelques centaines de mètres de profondeur qui encastre la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et que l’on appelle le  » graben du Saguenay. « . Ce séisme est la cause première de la formation du Fjord lors de la dernière ère glaciaire. (1c)

– 200 Ma  Un autre séisme dont l’origine est à Newark, non loin de New York, qui se prolonge vers le nord en longeant la rivière Hudson, les lacs Georges et Champlain, et les rivières Richelieu et Saint-Maurice et qui va mourir à quelques centaines de Km au nord du lac St-Jean. C’est ainsi que les bassins versants des rivières Péribonka, Mistassibi, Mistassini […] et leurs affluents forment, dans le Bouclier canadien, des bassins versants étroits (une vingtaine de kilomètres) mais très allongés en direction N-S (quelques centaines de kilomètres) dans le prolongement du linéament Hudson -Champlain. (1c)  C’est ce deuxième séisme qui a prolongé vers le nord le bassin hydrographique actuel du Saguenay.

– 2 Ma Pendant deux millions d’années, l’hémisphère nord ressemble périodiquement au Groenland. Il est recouvert d’un glacier de plus de 4 km d’épaisseur. Des courants ou des coulées glaciaires transportent,  dans notre région, le trop plein de glace vers l’océan, en suivant l’affaissement de terrain formé par le graben. Ils emportent aussi avec eux, vers la mer,  les roches fracturées lors de la formation des grabens. Le fjord apparaît peu à peu. (2)

Période archéologique

L’occupation du Haut-Saguenay et de Chicoutimi par les Amérindiens avant la période de contact.

-15 000 ans    À la fin de la dernière période glacière, l’eau de fonte  circulant sous les glaciers a créé ou complété la formation des lacs et rivières que nous connaissons.

-10 000 ans   À la toute fin du retrait des glaces, les rivières Chicoutimi et aux Sables ont été façonnées lorsque l’eau circulant en direction de la Baie a été déviée à cause de l’accumulation de sédiments. (1c)

– 9 500 ans   Le glacier se retirant peu à peu, le front de glace a migré encore plus au nord. L’enfoncement du sol, sous le poids du glacier Laurentidien, a entraîné l’inondation de la région du lac Saint-Jean créant le golfe de Laflamme..

-7 000 ans    Début des occupations humaines à Tadoussac. Il s’agit d’une évaluation fondée sur l’âge des plus hautes terrasses où furent décelées des traces d’industrie lithique, ne consistant qu’en quelques déchets de quartz. (3)

-5 000 ans   Occupation hivernale de la baie Saint-Marguerite à 25 km de l’embouchure du Saguenay. (4)

-3 000 ans   L’occupation de « La terrasse de 25 mètres qui ceinture l’anse à la Croix supporterait à quelques endroits une occupation que maints indices datent de quelques millénaires A.A.»(5)

– 4000 à – 1 000 ans Occupation de Chicoutimi par des Paléoindiens: «Ces divers ‘fossiles directeurs » sont suffisamment éloquents pour croire à une occupation particulière autour de l’an 1 000 de notre ère sur le site de Chicoutimi». (6)

– 700 ans (vers l’an 1300) Occupation de Chicoutimi par les Iroquoiens: elle «comprend essentiellement des objets où il est aisé de reconnaître une influence iroquoienne. Cette influence s’apparente à la tradition iroquoienne qui s’échelonne le long de l’axe laurentien sur trois siècles, de 1 300 à 1 600 de notre ère». « On peut vraiment parler ici d’un véritable campement de base, et la variété des ressources nous incite à y voir aussi un lieu de commerce. (6)

Période historique

Résumé

XVIe  siècle – Le voyage de Cartier : le royaume du Saguenay, la rivière Saguenay et «jusqu’où l’eau est peu profonde».

XVIIe siècle – La «découverte» de la région par les Français, l’apparition du nom Chicoutimi, le poste de traite et la mission de Chicoutimi, Louis Jolliet et la carte de Nicolas Peltier.

XVIIIe siècle – L’occupation du poste et de la mission de Chicoutimi, le père Laure, la marine française.

XIXe siècle – Ouverture de la région à la colonisation, les scieries de Grande-Baie, rivière du Moulin et de Chicoutimi, la fermeture du poste de traite et le début de l’ère industrielle avec un moulin de pâte à papier à Chicoutimi.

XXe siècle – Le développement fulgurant du Haut-Saguenay avec la construction de moulins à papier à Jonquière, Kénogami et Port-Alfred, de barrages hydroélectrique et la construction d’usines d’aluminium à Arvida, La Baie, Laterrière et Alma. L’effondrement à la fin du siècle.

XXIe  siècle – Fusion des municipalités du Haut-Saguenay et une région à la recherche de son avenir.

XVIe  siècle  

Le voyage de Cartier : le royaume du Saguenay, la rivière Saguenay et «jusqu’où l’eau est peu profonde».

12 août 1535      «Les Sauvages» lui apprennent que le royaume du Saguenay commence à 2 jours du bout de l’ile d’Anticosti (8).  Ils ne disent toutefois pas jusqu’où ce royaume se rend.  Saguenay serait un nom d’origine algonquienne qui signifierait «d’où l’eau coule». Est-ce à dire que le Saguenay représente tout l’arrière-pays? (8)

11 octobre 1535   Donnacona, chef des Iroquoiens de Stadaconné (près de Québec), déclare que « la rivière devant dicte est nommée la rivière du Saguenay, et va jusques au dit (Royaume) Saguenay, […] et que passées huit ou neuf journées, elle n’est plus parfonde [profonde] que par basteaulx [canots] (il décrit le site de Chicoutimi) : mais que le droit et bon chemin du dit (Royaume») du Saguenay est par le fleuve jusqu’ à Hochelaga, à une rivière (la rivière Outaouais) qui descend du dit (Royaume du) Saguenay» (8)

1541      La carte espagnole – Elle est réputée être la première carte sur laquelle apparaît la rivière «de Saguenay» et ce, moins de six ans après le deuxième voyage de Cartier et sa «découverte» du Saguenay. Le royaume du Saguenay n’apparaît nulle part sur cette carte.  Les cartographes étaient les journalistes du temps. (25)

1542      La mappemonde Harleyenne – Cette carte est réputée être la première carte sur laquelle apparaît le Royaume du «Sagné». Ce nom est inscrit à la source de la rivière Saint-Maurice qui est située, sur cette, carte, près des îles de Sorel soit plus à l’ouest qu’en réalité. (26) Nous sommes loin de la région actuelle du Saguenay. Elle est datée de 1542 par Dionne(27). Les cartes qui suivront jusqu’en 1603, à l’arrivée de Champlain, situent le royaume ou la région du Saguenay à la source de la rivière des Outaouais et même au nord du Lac Supérieur, là où on trouvait du cuivre natif, c’est-à-dire à la surface du sol.

XVIIe  siècle 

La découverte de la région, l’apparition du nom Chicoutimi, le poste de traite et la mission de Chicoutimi, Louis Jolliet et la carte de Nicolas Peltier

1600 – Disparition des Iroquoiens sur le Saint-Laurent et le Saguenay – Les grottes du Saguenay : les sépultures des grottes du Saguenay « représenteraient peut-être l’un des derniers actes des Iroquoiens du Saint-Laurent avant leur disparition en tant qu’entité sociopolitique le long des rives du Saguenay. »(7)

11 juin 1603  – Première excursion de Champlain sur une partie du Saguenay. Les Amérindiens lui décrivent le parcours pour se rendre à la mer du nord, dont voici un extrait: ils «me font rapport qu’ayant passé le premier saut, d’où vient ce torrent d’eau,  ils passent huit autres sauts, puis vont une journée, sans en trouver aucun…»(9). Ce premier saut est naturellement Chicoutimi et la journée sans saut coïncide avec le lac Kénogami.

3 juin 1608 – Deuxième excursion de Champlain sur la rivière Saguenay. Elle est semblable à la première. Il ajoute ceci: « J’ai souvent désiré faire cette découverte, mais je ne l’ai pu faire sans les sauvages, qui n’ont voulu que j’allasse avec eux, ni aucun de nos gens; toutefois ils me l’avaient promis. (10)». Champlain ne fait jamais de remarque à propos du royaume du Saguenay et la région du Saguenay. Cette légende a disparu. 

16 juillet 1647 – Le jésuite Jean De Quen raconte qu’à cinq jours de Tadoussac commencent les portages. Les principaux noms qu’il a mentionnés dans ses récits: la rivière «Sagné», la rivière «Kin8gami8» (8, pronocez ∼iou), le lac  «Kin8gamichich», le lac «Piouagamik» qu’il désignera «Piagouagami» en 1652. Voici ce qu’il dit de la rivière «Kin8gami8» qui est en fait la rivière Chicoutimi maintenant: «Dans ces portages… il faut porter sur son dos ou sur sa tête, et le bateau et tout son équipage par des chemins qui n’ont été faits que pour des bêtes sauvages, tant ils sont affreux». (11) Il ne mentionnera pas ni Chicoutimi ni Métabetchouan les deux lieux les plus fréquentés par les Amérindiens. On ne sait pourquoi.

5 juin 1661 – Les jésuites Dablon et Druillette mentionnent,  pour la première fois dans l’histoire, le nom Chicoutimi: «Parti de Tadoussac, le 1er juin 1661, accompagnés de 40 canots et de la maladie, il relate: « Si bien que nous fûmes obligés d’employer cinq jours pour nous rendre jusqu’à une lieue de Chicoutimi(12)». Il a passé la nuit au cap Saint-François.  Dablon cite Chicoutimi comme si aujourd’hui on disait se rendre à Montréal en 5 heures. Déjà Chicoutimi n’avait pas à être expliqué; tout le monde connaissait cet endroit.

6 juin 1661  – Et lorsqu’il est  rendu à Chicoutimi, il écrit:« Nous arrivons de bonne heure à «Chegoutimis», lieu remarquable pour être le terme de la belle navigation, et le commencement des portages (12)». Ceci n’évoque=t-il pas les propos de Donnacona en 1535 «elle n’est plus parfonde [profonde] que par basteaulx». Ce sera le début d’une belle histoire.

10 août 1671 – Le père Chabanel pris 4 jours à partir de Québec pour se rendre à «Chegoutimit» (13)

1671 – Une première maison est construite à «Chegoutimy» (14)

29 juillet 1672 – Le père Chabanel à son retour du lac Saint-Jean repasse à «Chegautimik» (13). On a recencer plus de 70 façons différentes dans les ouvrages de l’époques.  

1673 – Arrivée, à Chicoutimi,  du père jésuite François de Crespieul, Jacques Prévost et Charles Cadieux de Courville. Charles Bazire, qui voulait se faire une idée de l’endroit, faisait également partie du voyage sur le navire de Nicolas Juchereau de Saint-Denis.

1 juin 1675 – Concession du droit exclusif de faire le commerce des fourrures dans la Traite de Tadoussac à Jean Oudiette, marchand de Paris, qui forme une compagnie avec Charles Bazire de Québec. (15)

24 juin 1676 – Construction du poste de traite:  Charles Bazire décide de s’établir plus haut dans la rivière Saguenay pour éviter que les Amérindiens descendent jusqu’au fleuve pour y vendre leurs fourrures à des contrebandiers; il décide donc d’établir un poste de traite à la jonction de la rivière Chicoutimi et la rivière Saguenay; ce poste devint l’un des plus importants de la Nouvelle-France.(15)  «Le charpentier, Jean Langlois, débute la construction du magasin de Jean Oudiette et d’une chapelle avec du bois coupé par Jean Caron et Jean Grondin et débité par les scieurs de long, Olivier et Louis Gagné ; il la termine le 27 septembre suivant» (14).

24 juin 1676 – Construction de la première chapelle. Le père de Crespieul déclare: « les sauvages abordèrent de toutes parts à Cheg8timy et en peu de jours composèrent 13 cabanes. »(14)

1677 – Importance du poste de traite de Chicoutimi: «Le Sieur Charles Bazire avait vu juste en choisissant Chicoutimi comme poste central, puisqu’au printemps de 1677, plus de 400 chasseurs y vinrent pour échanger leurs pelleteries. Chicoutimi entrait définitivement dans l’histoire. (14)»

8 novembre 1679 – Louis Jolliet produit une carte du Québec où apparaît pour la première fois, sur une carte géographique, le nom de Chicoutimi (16).

1685 – Carte dite de «Nicolas Peltier», dessin des principaux chemins de portages depuis le Saint-Laurent jusqu’à la hauteur des terres.  «Chigoutimy» y est très bien localisé. (28) Sauf les lacs et rivières, seuls les noms de lieux Chicoutimi et Wemontachingue sur le Saint-Maurice y apparaissent, Montréal, Québec et Trois-Rivières n’y sont pas indiqués.

20 avril  1699 – Première famille française à Chicoutimi, François Chavigny de la Chevrotière et Geneviève Guyon Desprets. (14)

XVIIIe  siècle  

L’occupation du poste et de la mission de Chicoutimi, le père Laure, la marine française

1701 – Les Postes du Domaine du roi sont accordés à Denis Riverin et François Hazeur jusqu’en 1709.

1710 – Les Postes du Domaine du roi (aussi appelée Traite de Tadoussac) sont accordés à Denis Riverin jusqu’en 1719

1720 – Arrivée, à Chicoutimi, du père jésuite, Pierre-Michel Laure, près de 20 ans après le départ du père de Crespieul. (17) Il y demeurera jusqu’en 1937

1720 – Le père Laure rédige, à Chicoutimi,  une grammaire, un catéchisme et un dictionnaire en langue montagnaise 914).

28 septembre   1725 – Inauguration de la deuxième chapelle de Chicoutimi construite par le père jésuite Pierre Laure pour remplacer la chapelle de 1676.

1731 – Le père Laure a dessiné 7 cartes du «Domaine du Roi. On y voit le nom de la plupart des rivières et lacs, et le nom de l’îsle Chekoutimi dont les limites nord-sud étaient le Saguenay et le lac Kinogami et les limites est-ouest correspondaient à la rivière Chekoutimi et la rivière Paishagoutchitch (aux Sables). L’emplacement de la chapelle et du poste de traite y est indiqué. (29) On remarque la présence de plus en plus de métis en consultant le registre des baptèmes, mariages et funérailles (Relations des jésuites).

23 mai 1733  – Une ordonnance de l’intendant Hocquart proclame les limites du «Domaine du roi» en Canada selon une carte dressée l’année précédente par Joseph-Laurent Normandin.

1734 – Arrivée de Joseph Bouchard dit Dorval, fils de Jean Bouchard dit Dorval, venu occuper la fonction de commis du poste de traite de Chicoutimi.

1736  – Départ du père Pierre Laure de Chicoutimi et qui finira ses jours aux Éboulements.

1740 – Les Postes du Domaine du roi sont accordés à Étienne Cugnet.

1740 – Le père Maurice s’installe à Chicoutimi jusqu’en 1745

20 novembre 1746 – Arrivée du père Claude Godefroy Coquart venu prendre charge des missions du Saguenay jusqu’en 1765

1748 – La Marine française publie deux cartes du «Cours du Saguenay depuis son entrée jusque à la rivière de Chékoutimi. C’est la seule carte sur laquelle est dessiné en détail le poste de Chicoutimi. Elle a une valeur inestimable.

1750  – Le père Coquart rapporte qu’il a vu un «moulin à scier», situé sur la rivière Pepaouetiche (rivière du Moulin, près de Chicoutimi) (19).

1756 – Joseph Bouchard dit Dorval est remplacé par Joseph Collet comme commis du poste de traite de Chicoutimi.

1759 – Le Trident, un vaisseau de guerre anglais se présente devant le poste de traite de Chicoutimi et réclame les fourrures qui s’y trouvent ; le commis s’exécute et le navire anglais retourne vers le Saint-Laurent. 

20 septembre 1762 – Adjudication des Postes du Domaine du roi à Thomas Dunn et John Gray.

4 juillet 1765 – Le père Coquart mourut à Chicoutimi le 4 juillet 1765, à l’âge de 59 ans, sans qu’aucun de ses confrères ne puisse le secourir. Ce sont les Français du poste qui l’inhumèrent dans le cimetière montagnais. Le missionnaire avait exprimé, avant de mourir, le désir d’être inhumé dans sa chapelle de Tadoussac, ce qui fut fait en 1793. (20)

1780 – Pascal-Jacques Taché devient commis du poste de traite de Chicoutimi, jusqu’en 1798, après avoir passé 6 ans à celui de la Pointe-Bleue de 1774 à 1780.

11 avril  1782 – La mission de Chicoutimi est desservie par les jésuites de la mission de Tadoussac jusqu’en 1845. Ce sont les prêtres séculiers qui prennent la relève (18).

XIXe  siècle  

Ouverture de la région à la colonisation, les scieries de Grande-Baie, rivière du Moulin et de Chicoutimi, la fermeture du poste de traite et le début de l’ère industrielle avec un moulin de pâte à papier à Chicoutimi.

1800 – Voici les propos de l’historien Lorenzo Angers qui nous rapporte des extraits du livre de bord de Neil McLaren, commis au poste de Chicoutimi «Chicoutimi avait les allures d’un petit village. Neil McLaren fait la description suivante du poste de traite de Chicoutimi: « La vieille chapelle, bâtie par le père Laure en 1728, et le petit presbytère, dominaient les bâtiments élevés au bord de l’eau, face au Saguenay. […] Le bâtiment qui servait de magasin avec, à l’arrière, un hangar aménagé pour classifier et conserver les fourrures, était placé au bord du Saguenay. Un bon débarcadère facilitait la réception des marchandises apportées par les bateaux, venus de Québec ou de Tadoussac. Une armurerie trônait au milieu du village » « Quant à Neil McLaren, ancêtre de tous les McLaren de Charlevoix et du Saguenay », et commis au poste de Chicoutimi à cette période-là, et quant « aux neuf ou dix employés de la Compagnie du Nord-Ouest, ils habitaient une maison bâtie en 1795 sur une colline qui dominait les environs. » Plusieurs pièces de terre cultivées occupaient le reste du terrain défriché où on cultivait la patate et des légumes. (14) L’historienne Russel-Aurore Bouchard a reproduit le journal de Neil McLaren de 1800-1804 accompagné de ses commentaires. (30)

5 avril    1802 – La North West Company loue les Postes du Domaine du Roi pour une durée de 20 ans et nomme Angus Shaw comme contrôleur.

Octobre 1804 – Neil McLaren est remplacé par Jean-Baptiste Taché comme commis au poste de Chicoutimi.

Juillet 1806 – Jean-Baptiste Taché abandonne ses fonctions pour devenir avocat.

1821 – La North West Company-NWC et la Hudson’s Bay Company-HBC fusionnent sous le nom de cette dernière qui loue les Postes du Domaine du roi jusqu’à l’an 1842.

27 décembre 1825  – Pascal Taché, commerçant depuis 30 ans à Chicoutimi, fait dessiner une carte de la région et déclare que « les patates et les choux récoltés à Chicoutimi, sont tels que ceux que l’on cultive à Québec ne paraissent en comparaison que comme des choux nains ». (24)

29 août 1827 – Confrontée au problème de la surpopulation des rives du Saint-Laurent, la Chambre d’assemblée du Bas-Canada-CABC crée une commission composée d’Andrew Stuart et de David Stuart pour explorer le potentiel de développement de colonies dans le Domaine du roi ; les arpenteurs Joseph Bouchette et Joseph Hamel et les géologues F. H. Bradeley et Henry Nixon se partagent la tâche. (22)

15 juillet 1828 – Début de l’exploration du Saguenay et du Lac Saint-Jean. (22)

11 août 1828 – L’enseigne W. Nixon du 66e régiment de la marine anglaise déclare que «Chicoutimi étant situé à la tête de la navigation du Saguenay, cet endroit est destiné à devenir une ville d’un commerce considérable si l’intérieur du pays s’établit». (21)

21 août 1828 – La rivière aux Sables n’est pas encore découverte. En effet, voici ce que Nixon  raconte au cours de son voyage vers le lac St-Jean: «c’est la hauteur de terre située entre les lacs Kenwangomi et Kenwangomichiche, le premier se déchargeant dans le Saguenay par la rivière Chicoutimi ; le second dans le lac St-Jean, par la rivière des Aunes»(22).

21 septembre 1828 – Découverte de la rivière aux Sables. Nixon remonte la rivière «Pastagoutsi» (22) que le père Laure nommait «Paishagoutchitch». Sur le pied de la marche d’un blanc, il faudrait six jours pour aller au lac Kenwangomi en suivant la rivière, jusqu’à l’endroit où elle se décharge dans le Saguenay(23). » Cette rivière était impropre aux portages.

18 janvier 1829 – Publication du rapport de la commission qui conclut au potentiel de développement agricole du Domaine du roi ; malgré les suppliques répétées de gens de Charlevoix et de La Malbaie, le gouvernement ne pouvait coloniser la région à cause du bail de la Hudson’s Bay Company-HBC qui s’opposait à tout projet de colonisation. (22)

19 octobre 1837 – Vingt-et-un propriétaires de La Malbaie fondent la Société des Pinières du Saguenay et obtiennent la permission de la Hudson’s Bay Company-HBC de couper 60 000 billots de pins dans les forêts du Saguenay. Le montant investit par ces propriétaires étant insuffisant ils se tournent, pour leur propre malheur, vers William Price pour compléter le financement. (23)

25 avril  1838 – Parti de La Malbaie, la goélette de Thomas Simard laisse 14 des 27 hommes à son bord, successivement aux Petites-Îles, à l’anse au Cheval et à l’anse Saint-Jean.

11 juin 1838 – Arrivée des 13 derniers bûcherons dirigés par l’entrepreneur forestier, Alexis Tremblay dit Picoté, et venus de La Malbaie sur la goélette de Thomas Simard pour exécuter le contrat de coupe de bois ; outre Alexis Tremblay dit Picoté, les arrivants sont Alexis Simard, Louis Tremblay, Joseph Tremblay, Georges Tremblay, Jérôme Tremblay, Thomas Simard, Ignace Couturier, Joseph Lapointe, Benjamin Gaudreau, Joseph Harvey, Louis Desgagnés, Louis Villeneuve, Ignace Mure, David Blackburn, François Maltais, Michel Gagné, Basile Villeneuve, Pierre Boudreau, Jean Harvey, Louis Boulianne. La goélette devait arrêter à la Grande-Baie, la Cie de la Baie d’Hudson les empêchant de se rendre à Chicoutimi, terme normal d’un tel voyage.

20 octobre 1838 – Une goélette partie de La Malbaie débarque 48 personnes, hommes, femmes et enfants, venues s’établir à la Grande-Baie sans autorisation préalable ; c’est le début de la colonisation du Domaine du roi. Mars Simard s’installe à l’embouchure de la rivière qu’on appellera rivière à Mars.

1840 – Premières semences de blé à Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie.

25 juillet 1842 – Cession de tous les biens de la Société des vingt-et-un à William Price

28 août 1842  – Établissement du métis, Peter McLeod, près de la rivière Papaouetish (rivière du Moulin à trois km à l’est de la rivière Chicoutimi)  et construction d’une scierie.

4 novembre 1842  – Ouverture de la première chapelle à Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie avec l’arrivée du curé Charles Pouliot  et fondation d’une mission catholique à Bagotville.

7 novembre 1842  – Formation du tandem Price-McLeod, un commerçant et un métis qui a des droits sur le territoire. Entente à part égale mais en 1852, à la mort de Mcleod, Price devient le seul propriétaire.

1843 – Construction d’une écluse et d’une scierie à la 1ère chute de la rivière Chicoutimi. Elle deviendra la plus importante au pays. Les scieries de la rivière du Moulin et celle de Chicoutimi, contribuèrent au développement démographique de Chicoutimi qui passe de l’ère de l’exploitation faunique à l’exploitation forestière.

15 octobre 1844  – Nomination du père Jean-Baptiste Honorat, un Français oblat de Marie-Immaculée comme premier curé résidant, et ouverture des registres de la paroisse Saint-François-Xavier de Chicoutimi. Il était accompagné des pères Augustin-Médard Bourassa, Pierre Fiset et Flavien Durocher.

1844 – Construction d’une chapelle à la rivière du Moulin, sous la direction du père Honorat qui la dédie au Saint-Nom-de-Jésus malgré les réticences de McLeod.

1845  – Arrivée à Laterrière des premiers colons venus de Chicoutimi, Saint-Alphonse (La Baie) et Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie (La Baie).

Mars 1846  – Le père Honorat construit un moulin à scie en bois à Laterrière, au bord de la rivière qu’il appellera dès lors rivière du Moulin.

5 mai 1846 – Le grand brulé: Le feu dévasta tout sur son passage de Grande-Baie à Laterrière (23). Ce sinistre permis le développement agricole à l’intérieur des terres. 3 000 personnes perdront tous leurs biens.

1847 – Première tentative d’établissement à Jonquière sous l’égide de la Société des défricheurs de la Rivière-au-Sable dirigée par le docteur André Maltais qui obtient la concession du canton de Jonquière et encourage, entre autres, Marguerite Belley, veuve de Jean Maltais, et ses deux fils Thomas et Léandre Maltais à venir s’y établir. Le défrichement se fait sous la direction du docteur André Maltais ; Lévi Bergeron, Octave Godreau, Marc Godreau, Thomas Tremblay, Jean-Baptiste Jean et Achille Gagnon sont les premiers semeurs.

17 octobre 1848  – Proclamation du canton de Tremblay.

21 octobre 1848 – Proclamation du canton de Chicoutimi.

1848 – Proclamation du canton de Bagot.

Aout 1849 – Rappel du père Honorat par l’évêque de Québec et fin de son entreprise à la suite des démarches en ce sens de William Price et son associé, Peter McLeod fils ; ces derniers, jouissant d’un réel monopole du commerce et de l’exploitation forestière de la région, voulurent empêcher cette tentative d’établissement d’une communauté qui serait libre de leur domination.

29 mai 1850 – Proclamation du canton de Jonquière.

1850 – Proclamation du canton de Laterrière.

14 septembre 1852 – La mort de Peter McLeod, dans des circonstances nébuleuses, ouvre la voie à un nouvel essor économique pour Chicoutimi. Son emprise sur ce village l’étranglait.

1854 – Fondation de la Société d’agriculture de Chicoutimi qui dessert tout le Saguenay.

1 juillet 1855 – Constitution de la municipalité du canton de Tremblay.

10 octobre 1855 – Nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Notre-Dame-du-Grand-Brûlé (Laterrière).

1855 – Désignation de Chicoutimi « comme chef-lieu de comté, supplantant ainsi Grande-Baie et lui enlevant toute chance de devenir un jour la capitale du Saguenay »

1855- Premier conseil de la municipalité (et non la ville) de Chicoutimi : le maire est David McClaren, et les conseillers sont William Tremblay, Honoré Savard, Théophile Boulianne, Pierre Gauthier, fils, Louis Tremblay, et John Guay.

1855 –  Arrivée de Thomas Maltais et de son épouse Hermine Côté venus s’établir à Jonquière.

1855  – Construction d’un pont sur la rivière aux Sables.

1855  – Constitution de la municipalité du canton de Bagot.

1856  – La vieille chapelle de Chicoutimi est démolie. Le curé Jean-Baptiste Gagnon l’a décidé afin que les Amérindiens, fervents catholiques,  s’éloignent de Chicoutimi pour s’installer (32) à la nouvelle réserve indienne de Pointe-Bleue,  créée le 25 juillet de la même année. (31)

1856 – La Hudson’s Bay Company-HBC ferme son poste de traite à Chicoutimi.

1856 – Arrivée à Jonquière des colons Jean Allard, André Bergeron, Lévis Bergeron, Liguori Bergeron, Mars Bergeron, Pascal Bergeron, Thomas Boily, Xavier Boulanger, Xavier Brassard, Thomas Gagnon, Jean Gagnon, Onésime Gagnon, Christophe Gauthier, Jean-Baptiste Jean et son fils Gonzague et Georges Tremblay.

31 août 1857 – Érection canonique et ouverture des registres de la paroisse Saint-Alphonse-de-Liguori à Bagotville (La Baie) ; son territoire comprend une partie du canton de Bagot.

1858 – Nomination du premier curé résidant de la paroisse Saint-Alexis-de-Bagot (Grande-Baie).

1858 – Érection canonique de la paroisse Notre-Dame-du-Grand-Brûlé.

7 février 1859 – Érection canonique de la paroisse Sainte-Anne-du-Saguenay ; son territoire couvre une partie des cantons de Tremblay et Simard.

4 mai 1859 – Division de la municipalité du canton de Bagot en deux municipalités, celle de Grande-Baie et celle de Bagot-Partie-Nord-Ouest.

14 mai 1859 – Érection canonique de la paroisse Saint-François-Xavier de Chicoutimi ; son territoire couvre une partie des cantons de Chicoutimi et Jonquière.

21 mai 1861 – Érection canonique de la paroisse Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie ; son territoire couvre une partie du canton de Bagot.

1861 – Création de la Cour du Banc de la Reine (pour le civil et le criminel), et la construction du premier Palais de justice entre 1860 et 1862 à Chicoutimi,

1861 – Nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Sainte-Anne-du-Saguenay. Ouverture du bureau de poste sous le nom de Tremblay.

12 mars 1863 – Constitution de la municipalité du village de Chicoutimi par détachement de celle du canton de Chicoutimi.

3 septembre 1864 – Arrivée des premières soeurs du Bon-Pasteur qui viennent ouvrir un pensionnat à Chicoutimi ; elles y arrivent par bateau jusqu’à Grande-Baie et font le reste du voyage en voiture.

12 janvier 1865 – Bénédiction de l’église Notre-Dame-de-Laterrière.

1865 – Proclamation du canton de Kénogami.

1866 – Mise en service d’un traversier mu par deux chevaux marchant sur place sur la rivière Saguenay entre Chicoutimi et Chicoutimi-Nord (Sainte-Anne).

1866 – Nomination du premier curé résidant (l’abbé Thomas Gagné) et ouverture des registres de la paroisse Saint-Dominique (Jonquière).

7 janvier 1870 – Érection canonique de la paroisse Saint-Dominique-de-Jonquière par détachement de celles de Notre-Dame-de-Laterrière et de Saint-François-Xavier-de-Chicoutimi ; son territoire couvre une partie des cantons de Jonquière, Laterrière et Chicoutimi.

19 mai 1870 – Incendie de tout le territoire situé de Saint-Félicien à La Baie; le village de Chicoutimi est épargné ; on appela l’événement «le Grand feu».

15 août 1873 – Décret d’érection canonique du Séminaire de Chicoutimi, comprenant le Grand et le Petit Séminaire. Ce qui constitue l’acte de naissance officielle de cette institution. Le curé de Chicoutimi, le grand vicaire Dominique Racine, en devient le premier supérieur. La première entrée des élèves du nouveau Séminaire s’effectue le 15 septembre suivant . Cette institution devient en 2007, un école secondaire privée, pour filles et garçons(31).

1874 – Remplacement, à Chicoutimi, des traversiers actionnés par des chevaux par des bateaux à moteurs actionnés par la vapeur.

1875 – Le gouvernement fédéral fait construire un quai à Chicoutimi

1 février 1876 -Constitution de la municipalité du village de Bagotville.

8 août 1876 – Bénédiction, par Mgr E.-A. Taschereau, archevêque de Québec, de la pierre angulaire de la nouvelle église de Chicoutimi, qui deviendra, deux ans plus tard, la première cathédrale de Chicoutimi.

28 mai 1878 – Fondation du diocèse de Chicoutimi. (31)

31 octobre 1879 – Création de la ville de Chicoutimi

1879 – Creusage du Saguenay: le gouvernement fédéral fait enlever les roches et creuser les battures qui embarrassent le chenal en aval de Chicoutimi

1882 – Première fromagerie, la fabrication, de la première meule de fromage au Saguenay, par Siméon Fortin, propriétaire de la fromagerie de Chicoutimi,

1882  – Inauguration du pont couvert qui remplace celui de 1855 sur la rivière aux Sables.

1 janvier 1883 – Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Dominique-de-Jonquière.

1883 – Constitution de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-Laterrière.

24 mai 1884 – Fondation à Chicoutimi de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier et de l’Hôpital de la Marine par les sœurs augustines de la Miséricorde de Jésus de Québec. (31)

1886 – Premier journal à Chicoutimi, la fondation du Réveil du Saguenay, qui aura toutefois une vie très brève de un an.

1887 – La fondation par Dominique Guay du journal Progrès du Saguenay.

1888 – Arrivée à Shipshaw des premiers colons venus des Éboulements et de La Malbaie.

27 août 1889 – Nomination du premier curé résidant de la paroisse Saint-Cyriac (Lac-Kénogami).

7 juin 1892 – Mgr Labrecque, nouvel évêque de Chicoutimi, renouvelle et confirme l’érection régulière en Congrégation diocésaine des Petites Franciscaines de Marie. (31)

1892 – La banque nationale s’installe à Chicoutimi

11 mai 1893 – Bénédiction de la pierre angulaire de la chapelle du Sacré-Cœur du Bassin, à Chicoutimi-Ouest, à l’endroit où s’élevaient jadis les chapelles qui ont abrité la piété des Montagnais et des premiers explorateurs blancs du Saguenay. 1ère en 1676 et 2e en 1725. (31)

2 août 1893 –  Arrivée à Chicoutimi du premier train venant de Québec via Chambord par la construction du chemin de fer Chambord-Chicoutimi par la Québec and Lake St. John Railway.

1893  – Constitution de la municipalité du village de Sainte-Anne-de-Chicoutimi par détachement de celle du canton de Tremblay.

9 mai 1894 – Ouverture de l’orphelinat Saint-Antoine, pour filles, à l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi.

4 novembre 1894 – Fondation de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi, par Mgr Michel-Thomas Labrecque et Françoise Simard. (31)

1894 – Fondation de l’École d’infirmières de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi. (33)

1895  – Aménagement hydroélectrique par la Compagnie électrique de Chicoutimi fondée par Julien-Édouard-Alfred Dubuc.

1895 – La fondation d’une Bourse pour la vente des fromages à Chicoutimi.

1895  – L’installation d’un aqueduc en fer pour la distribution de l’eau fraîche de la rivière Chicoutimi,

1896  – Fondation de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, par Joseph-Dominique Guay, la première compagnie de la région à appartenir à des intérêts canadiens-français.

11 novembre 1897 – Constitution de la municipalité du canton de Kénogami.

1897  – Acquisition par les sœurs augustines de la Miséricorde de Jésus, de l’Hôpital de la Marine (Chicoutimi) alors propriété du gouvernement du Canada.

1898 – Mise en exploitation de la Pulperie de Chicoutimi.

1899  – Fondation de la Compagnie de pulpe de Jonquière par les colons dirigés par Joseph Perron ; les actionnaires étaient Paschal Bergeron, J.-H. Brassard, Damase Gagné, Gonzague Jean, Jean Maltais, Joseph Ouellet, Édouard Simard et autres.

1899 – Ouverture d’un bureau de poste sous le nom de Kénogami.

XIXe  siècle  

Le développement fulgurant du Haut-Saguenay avec la construction de moulins à papier à Jonquière, Kénogami et Port-Alfred, de barrages hydroélectrique et la construction d’usines d’aluminium à Arvida, La Baie, Laterrière et Alma. L’effondrement à la fin du siècle. Chicoutimi coninue son développement commercial, institutionnel et financier.

1901 – La Pulperie de Jonquière produit de 20 à 25 tonnes de pâte mécanique par jour.

1902 – Banque Molson à Chicoutimi, première succursale et fusion par la suite avec la Banque de Montréal,

1902 – Construction de l’hôtel de ville de Chicoutimi , démoli en 1932 pour céder sa place à l’hôtel de ville actuel.

6 janvier 1903 – Établissement des Eudistes comme curés et ouverture des registres de la paroisse du Sacré-Cœur de Chicoutimi. (31)

17 août 1904 – Constitution de la municipalité du village de Saint-Dominique-de-Jonquière par détachement de celle de la paroisse du même nom.

1904 – Établissement de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil dans la paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi.

1904 – Établissement de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Grande-Baie.

1904 – Ouverture d’un bureau de poste sous le nom de Shipshaw.

2 juillet 1904 – Fondation au Séminaire de Chicoutimi des Sœurs de Saint-Antoine de Padoue.

13 août 1905 – Érection canonique de la paroisse Sacré-Cœur-de-Jésus de Chicoutimi. (31)

11 octobre 1905 – Incendie d’un quartier de Chicoutimi.

1905 – Inauguration du bureau de poste de Chicoutimi,

18 octobre 1906 – Pose de la pierre angulaire de l’École normale du Bon-Pasteur pour filles de Chicoutimi.

7 septembre 1907 – Inauguration de l’École normale du Bon-Pasteur pour filles de Chicoutimi.

1907   – Mise en exploitation d’un moulin à scie par Alexandre Murdoch à Shipshaw.

1907 – Établissement de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Bagotville.

20 mai   1908 – Constitution de la municipalité du village Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie par détachement de celle de la paroisse de Saint-Alexis-de-Bagot.

1908 – La Fondation ouvrière de Chicoutimi et des Caisses de petites économies de Chicoutimi,

18 juin 1909 – Consécration de la chapelle des Servantes du Très Saint Sacrement, à Chicoutimi. Il s’agit de la première église à être consacrée dans le diocèse de Chicoutimi. (31)

1909  – Vente de la Compagnie de pulpe de Jonquière à William Price. Constitution de la Compagnie des chemins de fer de la baie des Ha!-Ha! pour relier les usines de Chicoutimi au quai de Bagotville.

2 octobre 1911 – Fondation de la Caisse populaire de Chicoutimi. (34)

1911 – Érection du barrage Pont-Arnaud sur la rivière Chicoutimi.

1911 – Établissement de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi à Rivière-du-Moulin.

1911  – Construction d’une centrale hydroélectrique par la compagnie Price sur la rivière Shipshaw.

1911 – Démolition de l’église Saint-Dominique de Jonquière construite en 1876.

18 mars 1912 – Le village de Saint-Dominique-de-Jonquière devient ville et adopte le nom de Jonquière.

24 juin 1912 – Un incendie allumé dans l’hôtel Château-Saguenay se répand dans le quartier Est de Chicoutimi et détruit la cathédrale, le Pensionnat du Bon-Pasteur et d’autres édifices religieux, le séminaire et 104 maisons ; les dommages sont évalués à 2 M $ dont la moitié seulement est payable par des assurances.

2 novembre 1912  – Constitution de la municipalité du village de Rivière-du-Moulin.

12 novembre 1912 – Mise en exploitation d’une usine de papier de la Price Brothers au niveau de la chute à Bézy au confluent des rivières aux Sables et Saguenay à Kénogami.

1912 – Constitution de la municipalité du village de Kénogami par détachement de celle du canton de Kénogami ; son territoire correspond à celui de la Kénogami Land Company.

1912 – Municipalisation du pouvoir électrique de Price Brothers par la ville de Jonquière.

5 janvier 1913 – Érection canonique par détachement de celle de Saint-Dominique-de-Jonquière, nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Sainte-Famille-de-Kénogami ; son territoire couvre une partie des cantons de Kénogami et Jonquière.

1914  – Fondation du collège des Frères du Sacré-Cœur pour l’instruction des garçons de Jonquière.

25 décembre 1915 – Inauguration de la nouvelle cathédrale de Chicoutimi.

1916  – Fondation du couvent des Sœurs du Bon-Pasteur pour l’instruction des filles de Jonquière.

1916 –   Fin des travaux de restauration de l’église Notre-Dame-de-Laterrière exécutés selon des plans de l’architecte Alfred Lamontagne de Chicoutimi.

4 décembre 1917 – Érection canonique de la paroisse Saint-Édouard-de-Port-Alfred par détachement de celle de Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie.

1917 – Ouverture d’un bureau de poste sous le nom de La Baie.

22 avril 1918 – Constitution de la municipalité du village de Port-Alfred par détachement de celle de Grande-Baie.

20 mai 1918 – Fondation de l’École apostolique de Chicoutimi (cette institution était privée primaire et secondaire, pour filles et garçons en 201 0(31).

1918 – Ouverture des registres de la paroisse Saint-Édouard-de-Port-Alfred.

1918 – Mise en exploitation de l’usine de pâtes chimiques de Port-Alfred par la Canada Power and Paper Co. (Abitibi-Bowater).

16 janvier 1919 – Incendie de l’intérieur de la cathédrale de Chicoutimi. (31)

1919 – Le village de Port-Alfred devient ville.

7 janvier 1920 – Le village de Bagotville devient ville.

14 février 1920 – Constitution de la municipalité de la ville de Saguenayville par la compagnie Price Brothers. Elle ne sera jamais opérationelle.

2 novembre 1920 – Arrivée dans le diocèse de Chicoutimi, au presbytère de la paroisse Sacré-Cœur, au Bassin de Chicoutimi, où elles viennent prendre charge des soins domestiques, des Filles de Sainte-Marie-de-la-Présentation. (31)

1920 – Banque d’Hochelaga, 1 ère succursale et fusion par la suite avec Banque nationale. (34)

1920 – Établissement de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi à Kénogami. Le village de Kénogami devient ville.

Novembre 1921 – Érection canonique de la paroisse Saint-Cyriac qui compte 900 paroissiens établis sur le bord du lac Kénogami.

21 décembre 1921  – Constitution de la municipalité du village de Laterrière par détachement de celle de la paroisse de Notre-Dame-de-Laterrière.

1921 – Établissement de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Port-Alfred.

1922 – Consécration d’une nouvelle cathédrale de Chicoutimi.

1922  – Établissement d’un premier service quotidien d’autobus entre La Baie, Chicoutimi et Jonquière.

26 mars 1924 – La Pulperie de Chicoutimi déclare faillite à la suite de faillites en chaîne de ses principaux clients.

6 octobre 1924 – Deux voitures (une Overland et une Willis Knight) font le trajet de 308 km entre Chicoutimi et Québec.

5 novembre 1924 – La fondation, au Séminaire de Chicoutimi, de la Société historique du Saguenay

1924 – Construction d’un moulin à pâte sulfite à la baie des Ha!Ha!  Par Alfred Dubuc

1924 – La paroisse Saint-Cyriac est inondée à la suite de la construction de barrages de rétention des eaux du lac Kénogami par la compagnie Alcan ; toutes les fermes des environs sont submergées et la plupart des familles doivent se disperser dans la région de Chicoutimi et dans celle du lac Saint-Jean.

1925 – Érection du barrage de Chute-Garneau.

1925 – Banque Provinciale du Canada à Chicoutimi, première succursale. (34)

1925 – Banque Royale du Canada à Chicoutimi, première succursale. (34) 

1925 – Début des travaux de construction de l’usine de l’Aluminum Company of America et de la ville d’Arvida.

1925 – Le chemin de fer de la Roberval and Saguenay Railway relie Arvida à Bagotville.

27 juillet 1926 – Première coulée d’Aluminium à l’usine d’Arvida.

1926  -Banque de Commerce du Canada, première succursale à Chicoutimi, après une première tentative en 1914 (34)

1926  – Fondation de la Commission du port de Chicoutimi.

1926 – Construction des 270 premières résidences en 135 jours à Arvida..

1926 – Constitution de la ville d’Arvida.

1926 – L’usine de pâtes chimiques de Port-Alfred commence à fabriquer du papier journal.

1926  – Construction d’un moulin à papier par la Lake Saint-John Power & Paper, Dolbeau

21 juin 1927 – Fondation de la Caisse populaire de Jonquière.

29 juin 1927 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-François-Xavier de Chicoutimi.

29 juin   1927 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie.

26 novembre 1927  – Érection canonique de la paroisse Sainte-Thérèse d’Arvida.

1927  – La Compagnie électrique de Chicoutimi qui distribue l’énergie à Port-Alfred (La Baie), Saint-Alexis, Laterrière, Rivière-du-Moulin (Chicoutimi), Hébertville, Chambord et Saint-Prime passe aux mains de la Compagnie Électrique du Saguenay – Saguenay Power ; cette compagnie qui appartient à Julien-Édouard-Alfred Dubuc (3 500 actions privilégiées et 2 499 actions ordinaires) et à Duke-Price Power (3 500 actions privilégiées et 4 997 actions ordinaires) signe un contrat d’achat d’électricité avec la Duke-Price Power, et achète le réseau de la Lake St. John Light and Power entre Desbiens et Saint-Jérôme.

1927 – Ouverture de l’Hôpital d’Arvida.

22 mars 1928 – Constitution par loi spéciale de la municipalité de la ville de Racine.

1928  – La Compagnie Électrique du Saguenay – Saguenay Electric achète le moulin Langevin et son aménagement sur la rivière du Moulin, la Compagnie Hydraulique de Saint-Félicien, les réseaux de distribution d’Arvida, du rang Maltais, de la Compagnie Électrique du Nord, de Roberval, de Normandin, de la St. Jerome Power, de la Lake St. John Power and Paper à Dolbeau et de la Compagnie Électrique du Lac-Bouchette.

1929 – Fermeture de la Pulperie de Chicoutimi.

1929 – L’église Notre-Dame de Laterrière reçoit un orgue de 20 jeux fabriqué par la maison Casavant de Saint-Hyacinthe.

15 avril 1930 – Constitution de la municipalité de Shipshaw.

Septembre 1930 – Démolition de la «Vieille Chapelle» du Bassin, à Chicoutimi, construite par Mgr Labrecque en 1893. C’était la 3e chapelle à cet endroit après celle de 1676 et celle de 1725.

1930 – Construction du pont Sainte-Anne sur la rivière Saguenay entre Chicoutimi et Chicoutimi-Nord.

1930 – Ouverture des registres de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l ‘Enfant-Jésus à Arvida.

28 août 1931  – Ouverture, à Chicoutimi, de l’Orphelinat de l’Immaculée, dirigé par les Petites Franciscaines de Marie. (31)

1931 – Mise en marche des premières turbines de la centrale hydroélectrique de la Chute-à-Caron par l’Alcoa Power, filiale de l’Aluminum Company of America.

Mai 1932  – Incendie d’un gigantesque amoncellement de billes de bois de l’usine de pâtes et papiers de Port-Alfred ; se consume pendant 12 jours.

9 novembre 1933  – Fondation de la Caisse populaire de Port-Alfred.

1933 – Construction et inauguration du pont de St-Anne au coût de 800 000 $ (remplaçant le traversier),

9 décembre 1934 – Fondation de la Caisse populaire de Laterrière.

30 août 1935 – Nomination du premier curé résidant et érection canonique de la paroisse Saint-Jean-Vianney.

22 novembre 1936 – Fondation de la Caisse populaire de Bagotville.

1936 – Alcan construit à Jonquière son usine d’alumine Vaudreuil d’une capacité de 1,4 Million de tonnes/année.

1937 – Érection canonique de la paroisse Saint-Laurent à Jonquière.

26 janvier 1938 – Fondation de la Caisse populaire de Sainte-Thérèse d’Arvida.

8 juin 1938 – Fondation de la Caisse populaire de Kénogami.

1938 – Lancement du poste radio CBJ Chicoutimi,

1939 – La Saguenay Power acquiert toutes les actions de la Compagnie Électrique du Saguenay – Saguenay Electric ; Julien-Édouard-Alfred Dubuc démissionne comme président de la compagnie et est remplacé par McNeely Du Bose, directeur général de la Saguenay Power.

10 mai 1941  – Érection canonique de la paroisse Saint-Georges à Jonquière. (31)

Juillet 1941 – Importante grève des 4 500 employés de l’Aluminum Company of Canada ; la Loi des mesures de guerre est invoquée et l’armée canadienne intervient pour y mettre fin.

24 août 1941 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Jean-Vianney.

2 juin 1942  – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Léon de Chicoutimi.

1942 – Implantation de la base militaire et de l’aéroport de Bagotville.

25 octobre 1943 – Nomination du premier curé de la nouvelle paroisse Saint-Jacques, à Arvida. (31)

2 mai 1944 – Fondation de la Caisse populaire de Sainte-Anne-de-Chicoutimi.

18 juin 1944 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Laurent de Jonquière.

1944 – Mise en exploitation d’une usine de pâtes et papiers à Port-Alfred.

Janvier 1945 – Fermeture de la base militaire de Bagotville ; 1 200 pilotes y ont été formés pour piloter des avions Harvard, Spitfire et Hawker Hurricane.

18 février 1945 – Incendie du quartier des affaires de Chicoutimi causant pour un million $ de dommages.

25 janvier 1946 – Incendie d’une grande partie des édifices du quartier commercial de Jonquière.

24 mai 1946 – Incendie d’une grande partie de l’ancienne municipalité de Rivière-du-Moulin.

5 juillet 1946 – Érection canonique de la paroisse Sainte-Marie-Médiatrice à Jonquière. (31)

1946 – Début de la construction du boulevard Talbot reliant Chicoutimi à Québec

2 juillet 1947 – Érection canonique de la paroisse Sainte-Cécile (Kénogami). (31)

24 novembre 1947 – Incendie de l’Académie Saint-Michel.

1948 – Fondation de l’École de génie de Chicoutimi, qui enseigne la première année du cours reconnu par l’École polytechnique de Montréal.

16 juillet 1950 – Inauguration par le premier ministre du Québec, Maurice Le Noblet Duplessis, du pont d’Arvida (150 m de longueur sur la rivière Saguenay) dont la structure est en aluminium.

4 novembre 1950 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Jean-Eudes.

1950 – Érection canonique des paroisses Saint-Luc (Chicoutimi) et Saint-Nom-de-Jésus (Chicoutimi).

10 avril 1951 – Érection canonique de la paroisse Saint-Jean-Eudes. (31)

1951 – Érection canonique de la paroisse du Christ-Roi, Chicoutimi

1951 – Érection canonique de la paroisse de Saint-Antoine’ Chicoutimi

1951 – Érection canonique de la paroisse de Saint-Joachim’ Chicoutimi

1951 – Laterrière est reliée à Chicoutimi par le boulevard Talbot.

1951 – Réouverture de la base militaire de Bagotville.

19 juillet 1952 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Antoine.

1952 – Constitution de la municipalité du village de Saint-Jean-Vianney.

22 juin   1953  – Érection canonique de la paroisse Saint-Philippe (31), Arvida

11 juillet 1953 – Érection canonique de la paroisse Saint-Marc (Bagotville). (31)

27 juillet 1953 – Érection canonique de la paroisse  Notre-Dame-de-Fatima (Jonquière). (31)

1954 – Érection canonique des paroisses Saint-Isidore (Chicoutimi) et Saint-Paul-Apôtre (Chicoutimi-Nord).

1954 – Constitution de la municipalité de Chicoutimi-Nord.

1 janvier 1955 – Constitution de la municipalité de Saint-Jean-Eudes.

6 juin 1955  – Érection canonique de la paroisse Saint-Mathias (Arvida). (31)

11 juin 1955 – Inauguration à Jonquière de l’Hôtel-Dieu Notre-Dame-de-l ‘Assomption par les sœurs augustines de la Miséricorde de Chicoutimi. (31)

1 août 1955 – Érection canonique de la paroisse Saint-Albert-le-Grand (Jonquière) (31)

1955 – La ville de Jonquière devient cité.

6 mai 1956 – Érection canonique de la paroisse Saint-Raphaël à Jonquière. (31)

11 mai 1957 – Fondation de la Caisse populaire de Saint-Georges de Jonquière.

1957  – Importante grève (4 mois) des 7 000 membres du Syndicat des travailleurs de l’aluminium (CTCC) employés par la compagnie Alcan à Arvida.

1958 – Constitution de la municipalité de Kénogami.

1958  – Inauguration du nouveau pont construit en béton et en acier sur la rivière aux Sables.

17 septembre 1960 – Fondation de la Caisse populaire de Sainte-Cécile-de-Kénogami.

1960 – Addition de la deuxième année à l’École de génie de Chicoutimi.

1961 – Érection canonique de la paroisse Sainte-Claire (Chicoutimi-Nord)

1962 – Construction d’une usine de papier à Jonquière.

27 mai 1963 – Incendie de la vieille partie de l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi.

1963 – Ouverture de la station de télévision CJPM-TV

1964 – Érection canonique de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce (Chicoutimi).

1965 – Addition de la troisième année à l’École de génie de Chicoutimi.

1967 – Fondation du Cégep de Chicoutimi.

1967 – Fondation du Cégep de Jonquière.

1967 – Fondation du Musée du Fjord par les scouts de la paroisse Saint-Alexis de Grande-Baie.

1968 – Construction du premier centre commercial, Place du Saguenay

1969 – Fondation de l’Université du Québec à Chicoutimi-UQAC.

1969 – Addition de la quatrième année à l’École de génie de Chicoutimi qui devient le Département des sciences pures et appliquées de l’Université du Québec à Chicoutimi-UQAC.

4 mai 1971 -23 h 05, tragédie mortelle ; coulée d’argile ; engloutissement d’une partie du village de Saint-Jean-Vianney lors d’une coulée rétrogressive de 7 millions de m3 d’argile dans la rivière Shipshaw jusqu’à la rivière Saguenay créant ainsi une déchirure de 317 m2 ; bilan : 31 morts et destructions de 42 des 70 maisons du village.

1971 – La compagnie Alcan construit l’usine Novelis à Jonquière.

Octobre 1972 – Ouverture du pont Dubuc entre Chicoutimi et Chicoutimi-Nord.

1973 – Fondation du Lycée du Saguenay à Chicoutimi (cette institution était privée secondaire, pour filles et garçons en 2005).

1 janvier 1975 – Regroupement des municipalités d’Arvida, de Kénogami, de Saint-Dominique-de-Jonquière et de Jonquière sous le nom de cette dernière.

1 janvier 1976 – Regroupement des municipalités de Rivière-du-Moulin, Chicoutimi-Nord et Chicoutimi sous le nom de cette dernière.

1976 – Regroupement des municipalités de Bagotville (ville et paroisse), de Port-Alfred et de Grande-Baie sous le nom de La Baie.

1979 – Création de la Société de généalogie par Monseigneur Victor Tremblay

15 septembre 1981 – Inauguration officielle de l’usine de Grande-Baie de l’Aluminerie Alcan.

1 mai 1988 – Départ du dernier train reliant Chicoutimi via Chambord.

1988 – Première représentation de la pièce La Fabuleuse histoire du royaume créée à l’occasion du 150e anniversaire de l’arrivée des premiers colons à La Baie.

30 août 1990 – Le village de Laterrière devient ville.

Décembre 1990 – Mise en exploitation de l’usine de Laterrière de la compagnie Alcan.

XIXe  siècle  

Fusion des municipalités du Haut-Saguenay et une région à la recherche de son avenir.

11 juillet 2001 – Décret 841-2001 du gouvernement du Québec ordonnant le regroupement des municipalités de Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Lac-Kénogami, Laterrière, Shipshaw et Tremblay sous le nom provisoire de Saguenay ; la population de la nouvelle ville est de 154 497 habitants.(35)

25 novembre 2001 – Élection du premier maire et des premiers conseillers municipaux de la nouvelle municipalité de Saguenay.

18 février 2002 – Les municipalités de Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Lac-Kénogami, Laterrière, Shipshaw et Tremblay cessent d’exister et sont remplacées par la nouvelle municipalité de la ville de Saguenay dont elles deviennent des secteurs.

14 avril  2002  – Lors d’une consultation populaire, qui n’avait pas un statut exécutoire, la population opte pour  le nom Saguenay plutôt que Chicoutimi dans une proportion de 52,5 % contre 47,5 %. Moins de 57 % de la population s’est  prévalue de son droit de vote.

Si vous voulez en connaître davantage sur la période historique de Chicoutimi et de la région du Haut-Saguenay nous vous recommandons de vous procurer en libraire ou de consulter en bibliothèque, les livres des historiens dont la plupart sont de la région, entre autres: Russel-Aurore Bouchard, Gaston Gagnon, Nelson-Martin Dawson, Claude Gélinas, Jérôme Gagnon, Jacques Lacoursière, Denis Vaugeois, Pierre Gill, Victor Tremblay, Bernard Allaire, Bruce G. Trigger et Camil Girard. Nous nous en excusons si nous en avons oublié et n’hésitez pas à nous les signaler. Les ouvrages des archéologues sont plus difficiles à trouver mais en passant par l’UQAC il est possible de savoir où les consulter dont, entre autres, ceux de  Éric Langevin,  Claude Chapdelaine et Marie-France Archambault.            

RÉFÉRENCES

(1a)        Eglington B., Evans D.A.D. and Pehrsson S.: Creating plate reconstruction models and animations for the Precambrian utilising information from the IGCP 509 databases and structural vergence directions to supplement palaeomagnetic information, page 39

(1b)        McMenamin and McMenamin, Assembly and break-up of Rodinia: introduction to the special volume, Precambrian Research 110 (2001) 1-8, Elsevier, p.1

(1c)        Roy, Denis- W. UQAC, juin 2009, Notes sur la géologie du Quaternaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean, révisions : 7 juillet 2009 et janvier 2010

(2)          http://frwikipedia.org/wiki/Glaciation_du_Wisconsin

(3)          Archambault, Marie-France, 1995, Le milieu biophysique et l’adaptation humaine entre 10 000 et 3 000 AA autour de l’embouchure du Saguenay, Côte nord du Saint-Laurent, Québec (2 volumes). Université de Montréal, Faculté des arts et des sciences, thèse de doctorat, 522 p. # 3104 p. 149

(4)          Langevin, É. et Lavoie-Painchaud, J-M, 2011a, Embouchure de la rivière Sainte-Marguerite, Fjord du Saguenay. Année 2010, Laboratoire d’archéologie de l’UQAC, rapport inédit, 50 p., ISAQ 5 060

(5)          Subarctique, Intervention archéologique sur les terrasses de l’anse à la Croix, Bas Saguenay, Activités de l’été 2011, Rapport présenté par : Enr., 11-LANE-02, Janvier 2012, p. 51

(6)          Chapdelaine, Claude, Le site de Chicoutimi, ministère des Affaires culturelles, 1984, p. 98, 99

(7)          Langevin, Érik Un fjord, une rivière, un lac et des ruisseaux. Variabilité culturelle paléohistorique sur le bassin hydrographique de la rivière Saguenay. Université de Montréal, Département d’anthropologie, Faculté des arts et des sciences, Thèse présentée à la Faculté des études supérieures en vue de l’obtention du grade de Philosophiae Doctor (Ph.D.) en anthropologie, Juin 2015 p. 21

(8)          Brief récit et succincte narration de la navigation faite en MDXXXV et MDXXXVI par le capitaine Jacques Cartier aux îles de Canada, Hochelaga, Saguenay et autres, Réimpression figurée de l’édition originale rarissime de 1535 avec les variantes des manuscrits de la bibliothèque impériale, précédée d’une brève et succinte introduction historique par M. d’Avezac, Paris, Librairie Tross, 1863

(9)          De Champlain, Samuel, Des Sauvages, ou Voyage de Samuel de Champlain, de Brouage, fait en la France nouvelle, Gallica, BNF, pp. 3-5. Gallica, Bibliothèque nationale de France.

(10)        De Champlain, Samuel, Les voyages de la Nouvelle-France occidentale, dicte Canada, faits par le Sr de Champlain, Xainctongeois, … jusques en l’an 1629. Gallica, Bibliothèque nationale de France.

(11)        Relation des Jésuite, année 1647, pp. 65-66

(12)        Relations des Jésuites, 1661, pp. 12-21

(13)        Relation des Jésuites, Année 1672, p. 42

(14)        Lorenzo Angers, Chicoutimi, Poste de traite, 1676-1856, Les éditions Leméac, 1971. p. 14 à 17

(15)        Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, La Librairie régionale Inc. 1984, pp. 177 -189

(16)        Jolliet, Louis (1645-1700), Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, CPL GE CC-1275 (179), 1679,

(17)        http://www.biographi.ca/fr/bio/laure_pierre_michel_2F.html

(18)        Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, La Librairie régionale Inc. 1984, p. 199

(19)        Dictionnaire biographique du Canada, Coquart, Claude-Godefroy, prêtre, jésuite, missionnaire

(20)        http://www.biographi.ca/fr/bio/coquart_claude_godefroy_3F.html

(21)        Victor Tremblay, revue Saguenayensia de juillet-août 1959, Le Saguenay bastion de l’Empire.

(22)        Le Comité des Terres de la Couronne, La Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, 1828, Exploration du Saguenay, Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi, Site web pédagogique : http://www.uqac.ca/jmt-sociologue/

(23)        Tremblay, Victor, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, La Société historique du Saguenay, 4eme édition 1984, p. 234

(24)        Buies, Arthur Le Saguenay et le bassin du lac Saint-Jean, Ouvrage historique et descriptif, Léger Brousseau, Imprimeur, Québec, 1896 p. 17

(25)        Real academia de la historia, Madrid, Departamento de Cartografia y Artes Gràficas (Ca. 1541)

(26)        Litalien, Palomino et Vaugeois, Atlas historique de l’Amérique du Nord, La mesure d’un continent, Presses de l’université Paris-Sorbonne, Septentrion, 2007, p. 44

(27)        Dionne, La Nouvelle France de Cartier à Champlain, 1540­1603, Québec, Typographie de C. Darveau, 1891 p. 238

(28)        Auteur anonyme, Canada, Saint-Laurent (fleuve), rivière des Trois-Rivières, rivière de Saguenay, rivière du Nord, lac Saint-Jean, croquis à la plume rehaussé d’aquarelle sur papier 42,5 x 53 cm. Provenance : Collection Moreau de Saint- Méry, Cote: FR CAOM:F3/290/69

(29)        Laure, Pierre-Michel (1688-1738). Cours de Pitchitaoüichetz ou du Saguenay : A Monsieur le Marquis de Beauharnois. Éditeur : F. Guyot, 1731. Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE SH 18 PF 127 DIV 4 P 3 D. http://catalogue.bnffriark:/12148/cb41254263d

(30)        Bouchard, Russel, Quatre années dans la vie du poste de traite de Chicoutimi, 2000,

(31)        http://www.evechedechicoutimi.qc.ca

(32)        Bouchard, Russel, Histoire de Chicoutimi, La fondation, 1842-1893

(33) http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Saguenay_(municipalit%C3%A9_de_ville)

(34)        Gagnon, Jérôme, Ensemble, La Caisse Populaire Desjardins de Chicoutimi d’hier à aujourd’hui, 2008

(35)        Gazette officielle du Québec, 11 juillet 2001, 133e année, no 28 p. 4728

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.