Conférence de presse tenue à la Place du Presbytère

Bonjour à vous toutes et tous membres de la presse,

Mon nom est Jacques Pelletier et il me fait plaisir de vous annoncer que je serai candidat dans le district # 10, à titre d’indépendant.

La carte de ce district vous a été remise au début de cette conférence.

Qui suis-je?

Je vous ai transmis également mon curriculum vitae. Je vais donc m’en tenir à l’essentiel. Né en 1942, à Chicoutimi, de parents originaires de Jonquière, marié depuis 55 ans, père de cinq enfants et grand-père de 7 petits-enfants, j’ai un attachement profond pour cette belle région qu’est le Saguenay. C’est par choix que j’y suis toujours demeuré. Résident principalement de Chicoutimi, mon parcours professionnel m’a amené à devenir aussi citoyen d’Alma, de Roberval et de Saint-Félicien, pour des périodes de plus de quatre ans.

Ingénieur de formation et administrateur de profession, la majeure partie de ma carrière s’est déroulée au sein des entreprises manufacturières, grandes ou moyennes, au sein desquelles j’ai cumulé des postes à la haute direction et aussi à titre d’actionnaires ou de membre du conseil d’administration. Cofondateur d’un parti politique municipal et auteur d’un livre sur l’administration précédente j’ai acquis depuis 10 ans une très bonne connaissance des affaires municipales. Ce qui me caractérise: compétences techniques, administratives et financières, expérience pertinente, disponibilité, dynamisme, esprit analytique, capacité à réaliser mes objectifs en peu de temps, à l’écoute des gens et souci du développement économique de la région. 

Que représente pour moi le poste de conseiller municipal?

Tel que le précise le ministère des Affaires municipales, la priorité d’un conseiller municipal est de prendre les décisions sur les orientations et les priorités d’action de la municipalité, en s’assurant que les besoins de ses électeurs soient pris en considération. 

Un conseiller municipal ne peut donc se contenter de se présenter à titre de candidat qui sera là uniquement pour servir ses électeurs. Il doit participer activement au développement, pris dans son sens large, de sa ville. Mais que signifie le terme ville? Tout en ayant certaines réserves, voici comment le site Wikiversité, qui est un projet communautaire visant à produire des documents pédagogiques, décrit ce qu’est une ville et je cite:

« Du point de vue géographique, le terme de ville recouvre deux sens :

  • spatial : agglomération caractérisée par une certaine densité de l’habitat et une population relativement nombreuse ;
  • fonctionnel : la ville est un lieu d’échange, un nœud de flux de personnes, de capitaux, de marchandises, de « culture », d’informations et d’idées.

Sur le plan social, la ville abrite des citadins, des gens qui ne travaillent pas la terre. » Voilà!

Que dire maintenant de la ville de Saguenay?

Oui, de quelle ville aurons-nous hérité le lendemain des élections du 7 novembre 2021?

  • D’une ville surdimensionnée dont la superficie est trois fois plus grande que celle de toute autre ville de plus de 100 000 habitants au Québec, soit 1 165 km2 alors que les autres, incluant Montréal, ne font en moyenne que 338 km2. D’une ville qui, en soi, n’en est pas une, puisque seulement 13 % de son territoire est urbanisé, le reste étant constitué de zones agricoles, forestières et de villégiature, tout en ayant une densité de population, pour son secteur urbain, inférieure à celle d’autres villes comparables. On est bien loin de la définition qu’on donne d’une ville.
  • D’une ville sans nom … qui lui est propre, et ce, grâce à un processus de consultation bidon où on a choisi politiquement un nom évoquant un royaume utopique au lieu de choisir un nom bien ancré, spécifique, significatif et porteur de notre mémoire collective depuis au moins 400 ans. Savez-vous qu’on est la seule ville issue des fusions au Québec qui ne porte pas le nom d’une des villes fusionnées?
  • D’une ville qui n’a pas réussi, depuis 20 ans qu’elle existe, à s’assurer que le vote de chaque citoyen est le même sur tout son territoire. À preuve, l’arrondissement de Chicoutimi est déficitaire d’un (1) district depuis 2002 alors que La Baie en a un en trop depuis 2016, soit au moment du passage de 19 à 15 districts.
  • D’une ville qui ressemble plus à une communauté urbaine ou à un amalgame de municipalités qu’à une agglomération unifiée. Une ville composée de 7 municipalités, trois urbaines et 4 rurales, qui avaient, du moins pour trois d’entre elles, les infrastructures municipales requises pour répondre aux demandes dans, entre autres, les secteurs résidentiels, commerciaux, industriels et institutionnels. Alors, comment arriver à une vraie ville ou chaque secteur devrait avoir sa vocation spécifique. Le schéma d’aménagement que le MAMH impose à chaque municipalité aurait dû répondre à cela. Bien au contraire! En plus d’attendre 7 ans avant de le concevoir, la première administration a tout simplement révisé le schéma d’aménagement de l’ancienne MRC du Fjord du Saguenay datant de 1998, composé des municipalités fusionnées et de 13 autres municipalités rurales en périphérie. Comment peut-on s’imaginer que l’ossature d’un schéma d’aménagement d’une telle MRC peut servir de base pour cette nouvelle ville. En 2020, les élus ont amorcé une deuxième révision qui n’est qu’une continuité de la première.
  • D’une ville tellement divisée socialement et physiquement que les partis politiques ne réussissent pas à s’implanter. Le directeur général des élections nous apprend qu’en 2020, 80 % des municipalités de plus de 50 000 habitants ont au moins un (1) parti politique et près de 75% des candidats élus en 2017 étaient des membres d’un parti politique. De plus, 59 municipalités de moins de 50 000 habitants se partagent 84 partis politiques. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, MAMH, encourage fortement la formation des partis politiques. Pourtant, ici au Saguenay, la majorité des médias et des citoyens considèrent que les partis politiques n’ont pas leur place sur la scène municipale. Pourquoi pensez-vous que je doive me présenter indépendant alors que je suis moi-même un cofondateur et le premier président d’un parti politique. Tout simplement parce que les causes que je défends ne sont pas rentables politiquement pour tout parti qui veut faire le plein de candidats dans chaque arrondissement.
  • D’une ville qui a perdu près de 4 000 habitants depuis 2002 alors que des villes de population équivalente ont gagné de 13 000 à 30 000 occupants. La désindustrialisation dans l’industrie du papier et la rationa-lisation sans compensation dans l’industrie de l’aluminium en sont les principales conséquences.
  • D’une ville qui a englouti, depuis 2002, des dizaines de millions de dollars pour beaucoup de projets qui ne lui apportent aucune richesse, que ce soit le quai d’escale, la Place du citoyen, la rénovation de l’Auditorium Dufour qui a couté le prix d’un amphithéâtre neuf, la desserte ferroviaire et le parc industrialo portuaire, l’accès à l’Aéroport de Bagotville et le parc aéroportuaire qui est un échec depuis sa création. Sans compter tout l’argent dépensé pour renflouer les pertes d’opération et d’investissements dans Diffusion Saguenay.
  • Enfin, d’une ville qui n’a pas encore identifié la vocation spécifique de chacun de ses secteurs. On est demeuré statique, comme si chaque ancienne ville devait continuer à jouer le même rôle qu’avant la fusion. Vlan! Chaque arrondissement doit avoir son centre d’information touristique, son centre-ville et son parc industriel; chaque secteur doit avoir le même système de transport en commun, les mêmes pistes cyclables même si certains secteurs ne s’y prêtent pas.

Pour l’instant, je m’en tiens à ces quelques exemples. Vous pouvez trouver mon jugement très sévère mais, n’en doutez pas, il est très réaliste. C’est un jugement sur la situation dont plusieurs causes remontent à la création de la ville. Nous sommes très mal partis et un sérieux coup de barre sera nécessaire.

Je veux faire partie des porte-paroles, au conseil municipal, de tous ceux et celles qui souhaitent que cette ville fasse un examen en profondeur de ce qu’elle est, de sa gouvernance et de ce qu’elle veut être. Les points que j’ai soulevés ne peuvent pas tous être réglés du jour au lendemain mais il faut un début à tout. Telle que constituée actuellement, cette ville n’est pas viable. Le ministère des Affaires municipales devra aussi jouer un rôle très important pour régler certaines de ces aberrations.

Comment un conseiller municipal peut-il participer au bien-être des gens de son district alors qu’il n’y a pratiquement aucun plan sérieux de dévelop-pement sur lequel il peut s’appuyer. Que peut-il faire, par exemple, s’il constate que c’est un non-sens que telle ou telle entreprise manufacturière soit installée dans une zone commerciale? Peut-il compter, comme on peut le voir dans certaines autres villes, sur un plan de réaffectation, à moyen ou long terme, pour corriger une telle situation?

Cela étant dit, tous les autres conseillers pourront naturellement compter sur mon entière collaboration pour supporter toute démarche ou projet conciliable avec un schéma d’aménagement qui reflète une vision réaliste du devenir de cette ville.

Il y a plusieurs autres sujets que je pourrais aborder et qui portent sur le développement économique ou sur les finances de la Ville. On y reviendra en temps et lieu. Tout au cours de ces périodes préélectorale et électorale, je vous informerai sur divers sujets tout aussi importants que ceux dont je viens de parler. Les dossiers qui concernent directement mon district seront aussi abordés.

Je salue tous les citoyens et citoyennes du district # 10 en attendant de pouvoir m’entretenir avec tout ce monde au cours des prochains mois si naturellement la situation sanitaire le permet.

Merci de votre attention.

Jacques Pelletier, ce 29 mars 2021

 

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