Nous avons l’impression que nous sommes dans une région sans histoire car on ne nous a enseigné que peu de choses de notre histoire et encore moins de notre préhistoire. Or les événements à souligner ou les personnes dignes de mention sont légion. Pourquoi ne pas meubler davantage nos parcs, nos rues, nos édifices gouvernementaux et commerciaux de plaques commémoratives et de monuments? Sortons-les des musées.

Pensons, entre autres, à la présence des autochtones depuis plus de 4 000 ans. Un village montagnais devrait commémorer cette occupation interrompue par les premiers Européens. Le site archéologique au confluent des rivières Chicoutimi et Saguenay attend une initiative de ce genre depuis des lunes.

Les personnages que voici méritent aussi des monuments :

  • Georges Vézina, dont la réussite familiale, industrielle et sportive est remarquable. La renommée du «gars de Chicoutimi», et, par conséquent, celle de Chicoutimi  s’étendaient  jusqu’en Californie[1], Qui sait, de nos jours, que le trophée Georges Vézina honore sa mémoire? Sur sa page principale, l’encyclopédie Wikipédia ne fait pas explicitement mention de ses origines.
  • Le tandem[2] Joseph-Dominique Guay, originaire de Chicoutimi, journaliste, agriculteur, politicien et homme d’affaires et Julien-Édouard-Alfred Dubuc[3], directeur de la Banque Nationale, devenu par la suite député fédéral, qui ont eu l’audace de construire la Pulperie de Chicoutimi, dont l’excellence de leur produit, la pulpe, leur a valu la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1900.

Les photos proviennent de la Société Historique du Saguenay.

On pourrait en nommer des dizaines d’autres. N’ayons pas honte de notre histoire, elle vaut bien celle de toute autre région. Rien de mieux pour retenir les touristes quelques heures de plus.

N’ayez crainte, à partir du 7 novembre prochain, je suis prêt à travailler de concert avec tout organisme prêt à supporter ce genre d’initiative.

[1] Georges Vézina, l’habitant silencieux, Mikaël Lalancette, Les Éditions de l’homme, 2021, 365 pages.

[2] La Pulperie de Chicoutimi, un siècle d’histoire, l’industrialisation de Saguenay-Lac-St-Jean, 1896-1929, 1998.

[3] Le toponyme Chicoutimi, une histoire inachevée, Jacques Pelletier, Éditions Ichkotimi, 2016, 328 pages.

2 réponses pour “Pour la mémoire de notre histoire”

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